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Nouvelle culturelle – Anick Lemay – Un autre texte bouleversant concernant son cancer

Nouvelle culturelle – Anick Lemay – Un autre texte bouleversant concernant son cancer

Anick Lemay publie un nouveau texte bouleversant concernant son cancer

Anick Lemay a récidivé, lundi, avec un autre texte bouleversant publié sur sur le site d’Urbania concernant son cancer. Après avoir raconté au cours de ses trois premières chroniques toute la gamme d’émotions par laquelle elle est passée lorsqu’elle a appris qu’elle était atteinte d’un cancer du sein, lorsqu’elle a subi une double mastectomie et lorsqu’elle a enlevé ses bandages après la chirurgie pour découvrir sa nouvelle poitrine, la comédienne a trouvé une fois de plus le moyen de nous tirer les larmes des yeux.

 Voici quelques extraits du texte en question, tiré du site d’Urbania.

«Je me regarde dans le miroir de la salle de bain d’en haut. Je vis dans un condo sur trois étages. Les chambres, mon bureau et la salle de bain principale sont au dernier. Une salle de bain tout droit sortie des années « 90 avec les robinets en forme de diamant et la tuile de céramique beige pas clair jusqu’à moitié-mur… Tu vois le genre?

Mais c’est une belle maison avec un beau grand parc comme voisin arrière. Ma cour devient immense grâce à lui. Je vois loin. Je l’aime, ma maison. C’est juste qu’ils ont botché la finition, disons… Les matériaux sont cheaps.

Fait que je me regarde dans le miroir et je pleure dans ma bouche. Pour ne pas faire de bruit. Ma fille regarde la TV en bas, au premier. Le son pourrait enterrer mes pleurs, mais je sais que si je les laisse couler, ça va partir en sanglots bruyants. Y’en a qui pleurent dans la pluie, moi c’est dans ma bouche.

La plupart du temps, ça vient sans que je m’y attende. Depuis la chirurgie, j’ai le canal tout le temps ouvert. Tu sais, le fameux chakra du cœur? On dirait que depuis qu’elles m’ont ouvert la poitrine, il ne s’est jamais refermé. Alors je me déverse sans crier gare comme nos belles rivières au printemps. Pis j’ai pu de sacs de sable.

Cela dit, note aux psychologues et autres lecteurs bien intentionnés : ma fille m’a déjà vue pleurer. Bien avant le cancer. On ne cache pas nos émotions chez nous. Elle pleure, je pleure, nous pleurons. C’est juste que parfois, j’ai besoin d’être toute seule, de baisser mes armes, de me prendre dans mes bras et de geindre un peu sur mon triste sort.»

Dans sa troisième chronique publiée sur le site d’Urbania, Anick Lemay racontait comment elle avait vécu la suite de sa double mastectomie et notamment le moment où elle avait enlevé le bandage pour découvrir sa nouvelle poitrine. Voici un extrait de ce bouleversant texte:

«Imagine que tu es couché sur le dos, bien calé dans tes oreillers, sous une couette douce et chaude. La pénombre est parfaite, les sons sont sourds. Tu es entre le rêve et la réalité. Le calme est… pas si souverain que ça. T’as envie de pipi. C’est ça qui t’as réveillé, maudit. Faut que tu te lèves.

 J’avais oublié, pendant mon sommeil.

 Pendant les deux heures où les médicaments ont vraiment fait leur effet antidouleur, j’avais oublié pourquoi je dormais avec autant d’oreillers. Me servant de mon abdo et demi (j’en ai jamais eu beaucoup), je me suis donné un erre d’aller pis… ma poitrine a éclaté de l’intérieur.

 Elle s’est déchirée, tordue, et m’a terrassée. Je suis retombée direct dans mes oreillers, le souffle coupé, les yeux grands ouverts, droite comme une planche. J’ai absorbé, obligée, cette douleur que je n’arrive pas encore à nommer correctement. C’est comme si je mangeais une volée par en dedans. Des clavicules aux premières côtes, en passant par les aisselles et le haut de mes bras, ça tire, déchire, cogne, arrache et… oppresse. Cette sensation d’avoir constamment vingt livres de béton sur les pectoraux. Tu inspires difficilement. Tout le temps.

 Perdre ses seins, je te jure, c’est pas une mince affaire…

 Pour personne.»

 Avec ses différentes chronique l’on peut suivre son aventure qui arrive à beaucoup d’Entre nous de près ou de loin.